La théorie politique à l’épreuve de #MeToo
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Auteur(s)
Préface de
Paul May
Collection
Résumé
Comment l’État conserve-t-il sa légitimité lorsque ses promesses fondamentales vacillent ?
Le mouvement #MeToo ne se limite pas à une rupture sociale : il agit comme un révélateur puissant des limites du système légaliste contemporain, invitant la théorie politique à se confronter aux dynamiques du réel.
Dans cet ouvrage, l’auteur propose une relecture audacieuse de l’autorité politique. Il renouvelle l’approche classique en transformant les concepts de légitimité en variables dynamiques et interdépendantes. Loin des visions statiques, il développe un modèle systémique où la légitimité – comprise comme la validité même de l’existence d’un système – ne dépend pas mécaniquement des récits censés la justifier.
L’ouvrage s’articule autour de trois dimensions : la validité de l’État, le processus de légitimation qui la façonne et la justification, envisagée non comme une vérité, mais comme une promesse institutionnelle.
S’appuyant sur la fracture révélée au Québec entre l’appareil légaliste et les victimes de violences sexuelles dans le sillage de #MeToo, l’auteur met sa théorie à l’épreuve du terrain. Il en tire des indicateurs concrets permettant de distinguer les crises de légitimation – marquées par l’épuisement des récits – des crises de légitimité, qui remettent en cause la validité même du système. Chemin faisant, l’auteur construit ce qui manquait au débat : un moyen de rendre la discrimination systémique détectable.
À la croisée de la sociologie des crises et de la théorie délibérative, ce livre offre un cadre d’analyse essentiel aux chercheurs, décideurs et citoyens pour comprendre les tensions des démocraties contemporaines.
2026, 150 pages, D6473, ISBN 978-2-7605-6473-2
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